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Comment peut-on devenir doué en bonheur ?

La recherche du bonheur est au centre de nos préoccupations. Comment être heureux est LA question de tout un chacun. Il suffit d’ouvrir n’importe quel magazine, d’écouter la radio ou de regarder une émission de télé pour constater que la quête du bonheur touche tout le monde.

Accéder au bonheur est une question complexe, à laquelle de plus en plus de professionnels de santé, philosophes et chercheurs tentent de répondre. Paradoxalement, l’évolution rapide de la science et de la technologie a rendu beaucoup de choses tellement plus simples : voyager à l’autre bout du monde, travailler à distance avec des collaborateurs de tous pays, communiquer de plus en plus vite, accéder à de l’information de manière de plus en plus simple. Tout semble de plus en plus facile. Et pourtant, nous cherchons désespérément la recette du bonheur…

De la même manière que certains ont le gène des yeux bleus, est-il possible que certains aient cette prédisposition à être heureux, cette capacité à porter un regard positif sur le monde permettant une lecture du monde plus gaie en quelque sorte ?

Nous savons bien qu’un verre à moitié rempli peut-être perçu comme à moitié vide ou à moitié plein, selon les individus. Mais alors, qu’est ce qui fait que certains le perçoivent à moitié vide et d’autres à moitié plein ? Et surtout, si a priori, nous le percevons comme à moitié vide, pouvons-nous nous rééduquer à le voir à moitié plein et à devenir ainsi plus doués au bonheur ?

Et ce serait quoi, au juste, la capacité à voir le verre à moitié plein ?
Le regard qu’on porte sur le monde est fondamental pour déterminer la perception de notre environnement ou des événements que nous vivons. Ce regard sur la vie va être forgé par notre éducation, notre enfance, les mots que l’on a entendus sur nous et sur les autres.

Mais ce regard se travaille aussi dès lors qu’on a compris quelques fondamentaux :

• Remarquer le négatif est une tendance humaine bien connue en psychologie, qu’on appelle le biais de la négativité. L’espèce humaine est biologiquement programmée à attacher plus d’attention aux mauvaises nouvelles qu’aux bonnes, tout simplement parce que nous sommes une espèce qui s’est construite à travers l’instinct de survie et savoir repérer le danger, donc l’information négative, nous permet de nous protéger.
• Employer des mots à fort impact positif comme beau, bien ou encore bon, influence positivement notre cerveau. Se donner des défis positifs a également un impact positif sur notre volonté. Une formulation positive nous amènera à mettre en place des comportements dans ce sens et permettra un ancrage positif vers ce changement de comportement.

Exprimer sa gratitude envers les petites choses de la vie est également impactant sur notre cerveau. Reconnaître ce qui va bien et dire merci sur ce qui nous arrive de bien, nous incite à en percevoir davantage. Plus nous attirons notre attention vers les bonnes choses, plus nous allons les remarquer spontanément, c’est une philosophie de vie nourrissante.

Vous l’aurez compris, voir le bonheur est une aptitude qui se travaille comme une activité physique qui fait ses preuves lorsqu’elle est pratiquée régulièrement. Si notre cerveau est naturellement formaté pour retenir le négatif, alors à nous de le remuscler version positive. En s’entrainant à percevoir autrement et à s’exprimer différemment. Et ça, c’est à la portée de tous.
Et vous, envie d’essayer d’apprendre à voir le verre à moitié plein ?